Le mois dernier m’a paru si court, et si long à la fois. J’ai eu l’impression de visiter mille endroits, et de passer mon temps à lire sur mon canapé. C’est compliqué dans ma tête.
Quand j’ai démarré mon blog sur Wordpress il y a dix ans, j’y postais des avis livresques en anglais, et à la fin de chaque mois, je faisais un bilan lecture. J’ai eu envie de reprendre aujourd’hui cette idée de bilan, mais en faisant un retour plus global sur mon mois de juin.
Alors, qu’est-ce que j’ai fait le mois dernier ?
De côté des visites, j’ai commencé le mois de juin au Portugal. J’ai beaucoup frappé le pavé entre Lisbonne et Porto, et j’ai fait une grande découverte au détour d’un petit musée caché dans un quartier peu touristique. Je suis toujours à l’affut de toute forme de visite littéraire, donc quand j’ai vu qu’il y avait un musée sur Fernando Pessoa, je me suis dit que c’était l’occasion parfaite de découvrir cet auteur. Je ne connaissais rien de lui, si ce n’est son nom, et j’ai appris plein de choses sur son existence à la fois originale et passionnante. Je suis repartie avec l’un de ses livres dans ma valise, que je lirai je l’espère cet été.
Si le sujet vous intéresse, je m’épanche sur mon rapport au voyage dans une autre newsletter postée un peu plus tôt au mois de juin.
De retour à Paris, j’ai également eu l’occasion de visiter l’exposition sur le Douanier Rousseau à l’Orangerie, que j’ai trouvée très bien faite – comme c’est souvent le cas avec les expositions là-bas. Je me suis rendu compte que si j’avais croisé le nom de ce peintre à de nombreuses reprises, je ne savais pas forcément à quoi ressemblaient ses œuvres : je suis donc ressortie de ce musée plus cultivée que je ne l’étais en y entrant, à mon plus grand plaisir !
Du côté des séries, je suis en train de regarder Arrow et Flash avec mon frère. J’étais complètement passée à côté quand les séries étaient sorties à l’origine, mais je dois dire que je me prend énormément au jeu, et que ça me plaît beaucoup !
Une fois n’est pas coutume, je suis également allée au cinéma pour voir La Bataille de De Gaulle que j’ai trouvé super intéressant. Il me semble que la partie deux de ce diptyque est sortie, et j’ai hâte d’aller la voir. Ça m’a rafraichi la mémoire sur de nombreux événements de la deuxième guerre mondiale, et bien entendu, appris beaucoup de choses.
En ce qui concerne le crochet – la suite logique de mes visionnages, puisque je crochète devant la télé ou au cinéma les rares fois où j’y vais – j’ai enfin terminé ce gilet que je vais pouvoir porter si les températures ne remontent pas trop !
Du côté des salons littéraires, j’en ai encore fait un ce mois-ci. Je suis allée à Créteil en poche le 27 juin. Je suis tombée complètement par hasard sur Delphine Minoui : j’avais beaucoup aimé son roman Badjens, du coup je lui ai pris Les passeurs de livres de Daraya, qui a une couverture superbe, et que j’ai vraiment hâte de lire. Je tenais absolument à rencontre Isabelle Duquesnoy, car j’ai lu plusieurs de ses livres qui m’ont captivée. Elle écrit avec talent des romans historiques, et je suis repartie avec L’embaumeur, son premier roman, que je n’avais pas encore lu. Et je suis aussi passée voir Stéphanie Pèlerin, avec qui j’échange de temps en temps sur les réseaux sociaux. J’étais très heureuse de pouvoir la rencontrer, et je suis repartie avec sa romance de Noël Pas de Noël sans mon chat, qui sera certainement une de mes lectures du mois de décembre !
Du côté des livres que j’ai lus, j’ai beaucoup aimé Héra de Jennifer Saint, et Blue Velvet de Dahlia Blake, dont je vous parlais la semaine dernière. J’ai enfin succombé à la hype et j’ai lu Heated Rivalry de Rachel Reid, qui m’a beaucoup plu. Je pense finalement que je m’essaierai à lire d’autres livres de la série. J’ai lu avec beaucoup de plaisir Scottish Honey de Gaëlle Bonnassieux, qui m’a fait voyager en Écosse – et je ne dis jamais non à un voyage en Écosse !
Et surtout, j’ai eu un énorme coup de cœur pour le roman de Zoulfa Katouh Tant que fleuriront les citronniers. L’histoire se déroule en Syrie aux débuts de la révolution. On y suit Salama, une jeune fille qui lutte contre ses démons, et qui travaille à l’hôpital où elle soigne les blessés et rescapés de frappes militaires. Elle vit avec sa belle-sœur, et sont les deux dernières survivantes de leur famille. Au milieu des ruines, elles espèrent pouvoir quitter Homs pour rejoindre l’Allemagne et repartir à zéro.
Et puis un jour, elle rencontre Kenan. Le jeune homme filme la révolution pour informer le monde entier de la tournure des événements. Il est déchiré par la crise que traverse son pays, mais y est tout autant attaché, et souhaite rester pour témoigner de ce qu’il voit.
L’intrigue est dense. Elle est concentrée sur peu de jours finalement, sur si peu de temps, et en même temps il s’y passe tant de choses. Le roman est une fiction, les personnages sont inventés, mais le contexte, la situation du pays, eux, sont bien réels.
Salama, Kenan et leurs proches sont des personnages complexes et nuancés, avec leurs propres questionnements et leurs propres cheminements. J’ai trouvé ce roman extrêmement touchant, et j’ai vibré tout au long de l’histoire avec les personnages. C’est une histoire que je ne suis pas près d’oublier.
Entre l’horreur et l’espoir, les pages se tournent toutes seules. J’ai trouvé ce roman sans fard, et l’histoire entre Salama et Kenan absolument magnifique. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en lisant ce livre, mais je l’ai adoré, et une chose est sûre, je n’ai pas fini de le recommander autour de moi.
Pour finir le mois, j’ai enfin terminé Inanna d’Emily H. Wilson, dont je vous parlerai peut-être une prochaine fois. C’est fou, parce que je suis partie dans la rédaction de cette newsletter en me disant que j’y ferais un bilan global sur mon mois de juin, et finalement, je ne parle que de livres – ou presque. On ne se refait pas, visiblement.
Avant de conclure, quelques mots sur l’écriture. J’ai décidé de me remettre à l’écriture de mon roman. Oui, je sais, je répète ça assez souvent. Mais cette fois-ci, j’ai envie d’y croire encore plus que les fois précédentes. En rédigeant ma newsletter de la semaine dernière, j’ai réalisé un truc. Je suis parfaitement capable d’écrire des textes de 1 000 mots, de 1 500 mots, ou plus. Toutes les semaines, en ce moment, je rédige des fiches de lecture qui font quatre à cinq pages. Le seul truc, c’est que ça prend du temps. Assez régulièrement, je suis d’ailleurs surprise de voir le temps que ça me prend. En fait, l’écriture de mon roman, c’est pareil. Il faut que j’accepte que les mots ne vont pas s’écrire tous seuls, et que ça va prendre du temps. Mais il faut que je fasse aussi le choix de manière consciente de lui consacrer ce temps. Je sais que ça peut paraître hyper logique, mais je crois que ça devient un peu plus concret pour moi, et me voilà regonflée d’une énergie nouvelle, et d’une envie d’en découdre.
La semaine dernière, j’ai participé à un challenge d’écriture. J’ai écrit tous les jours, et mon manuscrit a avancé de 5 000 mots, et ainsi passé le cap des 20 000 mots. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup : je n’étais jamais allée aussi loin. Et ça veut bien dire que quand on veut, on peut. Je vais vraiment essayer de maintenir le cap et de continuer sur cette lancée cet été. Je suis pleine d’un enthousiasme renouvelé, et j’ai vraiment envie d’y croire !
J’ai aussi rejoint le Summer Writing Challenge de Mary Orchard, qui dure tout l’été, chacun à son rythme. Je vous partageais mon premier texte la semaine dernière : voici le deuxième, que j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire.
Merci de m’avoir lue, et à la prochaine !


