Chapitre treize
Lecture, écriture & fiches de lecture
C’est parti pour le treizième chapitre de ma newsletter ! Merci à vous qui êtes là depuis le début, et à vous qui venez de me rejoindre, ça me fait chaud au cœur.
Aujourd’hui je repars sur le modèle que j’affectionne tant : je vous parle un peu de boulot, un peu d’écriture, un peu de lecture. Et on commence par le boulot : ça va avec des hauts et des bas.
Juin marque mon quatrième mois en freelance à temps plein. Et comme prévu, c’est complètement différent de tout ce que j’avais pu anticiper. Quand j’ai fait mes derniers jours à la librairie, à la toute fin du mois de février, j’avais deux corrections en cours. J’ai enchaîné avec une autre, puis encore une. Et l’euphorie des débuts est un peu retombée, avant de carrément faire un gros plat dans la piscine la semaine dernière quand j’ai compris que je n’allais probablement jamais être payée pour ces deux dernières corrections, puisque la maison d’édition en question vient d’être placée en redressement judiciaire.
Cette semaine a donc été un peu brutale entre cette nouvelle pas très fun, et la chaleur écrasante. J’essaie de garder la tête haute, mais c’est un peu les montagnes russes émotionnelles en ce moment. Enfin, je ne vais pas vous parler QUE du négatif. Ces derniers mois, j’enchaîne les fiches de lecture à tour de bras. J’en ai fait six en avril, neuf en mai, et dix en juin. Et j’adore ça. Seulement j’aimerais bien prendre une seconde pour vous expliquer la situation grâce à une super métaphore que j’ai trouvée, et dont je ne me lasse pas. J’ai l’impression d’avoir faim, et de recevoir des snacks toute la journée. Je passe mon temps à grignoter, mais en fait, depuis le début, tout ce dont j’avais besoin c’est un vrai repas…
Enfin, je disais que je ne parlais pas que du négatif ! J’ai aussi deux bêta-lectures qui se profilent à l’horizon, et ça, ça me procure de la joie.
Je profite quand même, une fois n’est pas coutume, de cette newsletter pour faire un instant pub : si vous avez loupé l’info je suis bêta-lectrice et correctrice. Si vous avez un projet d’écriture qui pourrait requérir mes services, n’hésitez pas à me contacter !
Du côté de l’écriture, j’ai rejoint le Summer Writing Challenge de Mary Orchard pour cet été ! Elle a préparé plusieurs prompts à aborder, chacun à son rythme. Pour l’instant, j’ai fait le premier, et j’y ai pris beaucoup de plaisir, donc je vous le partage.
Et comme ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé de livres dans ma newsletter (ok, c’est faux, mais on va faire semblant) je reviens vers vous aujourd’hui avec deux coups de cœur.
Le premier, c’est Héra de Jennifer Saint, que j’ai terminé au début du mois, et que j’ai adoré. J’avais lu Électre il y a quelques années, et il me tardait de découvrir un autre de ses romans. Pour le moment, c’est celui-ci mon préféré, mais j’ai aussi Ariane quelque part dans ma bibliothèque, en attente d’être lu.
Jennifer Saint nous embarque aux origines d’Héra, et de la guerre entre les Olympiens et les Titans. J’ai adoré les premiers chapitres, à travers lesquels on pouvait la percevoir comme une adolescente, avant de la voir s’endurcir. J’ai adoré tout le livre, à vrai dire.
D’une déesse ayant combattue dans la guerre contre les Titans, femme puissante et victorieuse, elle est devenue la déesse du mariage, un rôle dont elle n’a jamais vraiment voulu, dans lequel ses frères l’ont enfermée, se répartissant le monde… Déesse du mariage alors que son mari la trompait sans cesse, quelle ironie.
Héra est un personnage qu’on croise beaucoup dans la mythologie grecque, sans vraiment en savoir beaucoup sur elle – et pour cause, puisqu’elle a sciemment été éloignée du pouvoir par ceux qui le convoitaient encore plus qu’elle. J’ai adoré en apprendre plus sur elle, ses pensées, ses motivations… Oui, évidemment, chaque roman qui revisite la mythologie grecque est un parti pris, mais celui de Jennifer Saint m’a beaucoup plu ici. J’ai aussi beaucoup aimé en apprendre plus sur Gaïa et sur Hestia, une déesse que j’affectionne tout particulièrement et qu’Héra elle-même semblait apprécier à sa juste valeur.
Depuis toujours, la mythologie grecque me captive, et j’aime l’idée que ce qui me plaisait tant à douze ans m’intéresse toujours autant à trente. Si vous aimez la mythologie, et que vous avez envie de découvrir l’histoire d’une déesse largement méconnue, alors foncez !
Et le deuxième livre dont je voulais vous parler, je viens de le terminer. Mon cœur se serre à l’idée que j’ai terminé une aussi bonne trilogie… Il s’agit de Blue Velvet, le troisième tome de la saga Les Légendes. Chaque tome m’a emmenée dans un univers différent, et pour celui-ci, rendez-vous à Cuba où l’agente Sapphire a été chargée par la CIA d’éliminer Joaquin Villanueva, candidat à la présidentielle très populaire auprès du public, mais que les États-Unis semblent juger dangereux. L’homme semble cacher de troubles secrets. Sapphire avait promis à sa mère qu’elle ne mettrait jamais les pieds à Cuba, l’île dont son père était originaire, et où il a connu la mort. Mais elle fait fi de ses mises en garde, et s’y rend tout en sachant que cette mission pourrait très bien la changer à tout jamais.
Retrouver la plume de Dahlia Blake fut un véritable plaisir. Elle sait manier les intrigues et maintenir le suspense. Même quand je vois certaines choses venir, j’arrive toujours à être surprise : j’adore ! Comme dans les tomes précédents, la narration alterne entre les points de vue des deux protagonistes. J’ai tout particulièrement apprécié le personnage de Joaquin, que j’ai trouvé extrêmement bien développé, tout en complexité et en nuances. Je me suis aussi bien évidemment attachée à son entourage de gros durs avec au cœur l’espoir d’un monde meilleur. Si j’ai eu un peu plus de mal avec l’agente Sapphire, c’est peut-être que je l’ai trop comparée avec les héroïnes des deux autres tomes, qui m’avaient carrément séduite !
En tous les cas, j’ai beaucoup aimé cette lecture. Et une chose est sûre, je suis très impressionnée par ce qu’a fait l’autrice avec cette trilogie. Un univers en trois tomes tous sur fond d’espionnage mais avec trois histoires radicalement différentes. Dahlia Blake parvient à se renouveler, et à nous offrir trois histoires qui tiennent le lecteur en haleine jusqu’au bout (vraiment jusqu’au bout !) Et bonus, j’ai adoré les clins d’œil aux personnages des tomes précédents !
Chaque histoire peut être lue indépendamment des autres. Pour celleux qui ne m’entendent pas en parler de manière semi-régulière, mon préféré reste Black Venus. Lisez ce livre, c’est une pépite !
Je vous retrouve lundi prochain, ou le suivant selon l’inspiration du moment. D’ici là, belle semaine !


Quelle mauvaise nouvelle d’apprendre que tu ne seras pas rémunéré pour un travail que tu as fait… Effectivement, ça doit être difficile à digérer. Bonne chance pour la suite!
Merci !